Aujourd'hui, je vous propose un voyage dans le passé et, bien entendu, un
modèle original à télécharger.
Notre destination : le premier siècle avant notre ère.
Nous sommes dans le port d'Ostie, porte de Rome ouverte sur la Mare Nostrum.
L'immense capitale de l'Empire Romain drainait de très grandes quantités de produits provenant des quatre points cardinaux de Méditerranée.
Vin de Samos, de Narbonne ou de Pouzzoles, huile de Massilia, poissons en saumure de Brindisi, farine et blé d'Alexandrie, plomb de Carthagène, fer de Tarragone, fruits de Sicile, pierres de
construction et poteries de Syracuse, animaux de Cyrénaique pour le cirque ... Rome importait les frets les plus divers.
Produits du sol ou manufacturés donc, mais aussi esclaves étaient transportés par mer. Un grand nombre de liaisons pour passagers existaient également, et les voyages de l'apôtre St Paul nous
décrivent avec précision les conditions des voyages au long cours.
Le bateau dont je vous propose la reproduction est la
navis oneraria. Plus précisément une petite navis oneraria.
Le caboteur-type de cette époque.
La navigation au cabotage existe depuis que l'on sait construire des bateaux de charge et que l'on a appris à maîtriser les vents.
Un caboteur, c'est un bateau qui fait du port-à-port, chargeant ici, déchargeant là. Toujours en quête de fret, la navis oneraria ne s'aventure pratiquement jamais hors de vue des côtes.
C'est un navire d'une dizaine de mètres de long, 3 mètres de large, un mât relativement court et une unique voile carrée. Un équipage de 4 hommes et un mousse suffit à la manœuvre. Il peut
embarquer plusieurs centaines d'amphores, le container universel de l'antiquité.
Ce modèle est le premier d'une série homogène au 1:250 qui compte au jour d'aujourd'hui 3 bateaux. Vous pourrez les découvrir ici, car la série est appelée à s'agrandir au fur et à mesure des
créations. Le plus pratique pour ne pas rater un modèle est de vous
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La navis oneraria est un modèle très simple : une dizaine de pièces à découper, mettre en forme et assembler. Par rapport au précédent modèle (le LCVP) nous abordons ici les surfaces courbes.
Vous verrez que c'est juste une question de soin.
Le fichier au format .pdf haute résolution comporte, outre les pièces, une notice en français moderne (j'ai renoncé au latin, quoique...) et des photos pour illustrer les étapes du montage. Le
tout sur une seule planche en A4. Bien entendu, c'est un travail vectoriel.
Je vous conseille de l'imprimer sur un bon papier couché mat, au moins 110 g pour avoir une bonne tenue. Vous réglerez votre imprimante sur la plus haute résolution possible.
Modèle à télécharger en cliquant sur l'amphore.